25 septembre 2006
Abandon
Les faits sont encore une fois vérifiés, nous sommes en pleine période d'abandon ... de télévision.
Un vrai fléau en cette rentrée, les parents voyant que leurs enfants passent des heures devant les pokémons et autres débilités, négligant devoirs et corvées, passent facilement à l'acte.
Quel lacheté de déposer sa télé au bord d'une route, à la décharge ou sous un arrêt de bus comme sur cette photo. Remarquez le desespoir dans l'écran de celle-ci. J'ai failli verser une larmichette quand j'ai été témoin de cette scène.
Je lance un appel au travers de ce blog, si vous avez un joli meuble confortable, et une envie de s'abrutir des heures durant devant de émissions de marde, adoptez la (par contre faut venir la chercher ... je vous filerai le nom de l'arrêt de bus par mail si vous êtes interessé)
Et s'il vous plait, arrêtez d'abandonner vos télés, c'est vraiment cruel. (et pis ça gêne la circulation pendant qu'on prend les photos)
23 août 2006
Ma carte bancaire
Rha quelle magnifique invention
que la carte bleue.
Pour elle j'écrirais des chansons ("Ode à
ma CB" version hard rock je détrône Le papa pingouin obligé)
Sérieusement je crois que y'a aucun objet qui me fait me rappeler
aussi fréquemment que nous somme dans une société de consommation de masse, et
que sans le vouloir je suis touché par ce fléau qu'est le syndrome du
"panier percé"
Jusqu'il y a peu c'était chéquier powa. Forcement quand tu dois sortir le chèque (déjà spa la classe) après
tu dois le remplir si y'a pas la machine. Bref ça pousse pas à l'achat. Alors
que là, depuis que j'ai la carte tout est différent.
Premier
achat avec elle :
Dans un magasin de jeu vidéo
(on va pas me refaire hein)
Forcement je suis tout fier, j'ai mon tout dernier jeu de PC,
j'imagine les nuits blanches dessus, mais surtout j'ai déjà préparé LA
carte MasterCard noir et or, et je regarde les p'tits boutonneux avec leurs
jeux de PSP entrain de régler en espèce (la
honte pouark !) C'est enfin mon
tour de payer :
Vendeur : Bien ça vous fera 50€, vous avez la carte de fidélité ?
Moi : oui tenez.
Vendeur : nan ça s'est votre carte bleue ... vous voyez le tit morceau de
carton ou je met les tampons pour que vous payiez moins cher
Moi : ha ui désolé j'étais distrait ... tenez c'est celle là.
(Fab reprend toi destresse, tu peux le faire ...
pitin c'est quoi le code déjà ? Ha ui ... **** le fameux code de blond)
Vendeur : (me tendant l'appareil) Allez y tapez le code
Yihaaaa je l'ai fait, mon premier achat avec ... elle. Je sors tout fier du
magasin, comme si je venais de sauver la vie d'un orphelin aux prises avec un
dangereux psychopathe prêt à l'égorger.
________________
Je vous rassure j'ai pris des calmants depuis ça va mieux.
Maintenant c'est devenu un geste naturel, même trop naturel.
La carte bleue ou "l'art de détruire le peu d'économie disponible",
mais c'est tellement bon.
29 juillet 2006
Une vie de chien
Bonjour à vous, lecteurs du blog de mon chauffeur. Pour ceux qui se sont déjà laissé conduire par Titine,
vous me reconnaissez ? Oui je suis bien ce à quoi vous pensez : la peluche
toujours présente dans sa voiture. Pour les autres, je suis
donc la chose toute douce et tout mignonne, assise sagement sur un des siège
arrière de la voiture.
("je
vous imagine déjà entrain de vous dire "qu'est ce qu'elle fout là sa
peluche ? Qu'est ce qu'elle nous veut ? Mon dieu j'ai peur ... serre moi fort
!"
Hey une peluche ça sait pas se servir d'un clavier)
Ma vie est sûrement celle dont toutes les peluches rêvent. Je m'explique :
imaginez vous l'existence d'une peluche classique, au pire regardez sur votre
lit ou ailleurs, ça vous donnera une idée. Un bout d'mousse comme nous ça se
résume souvent à prendre la poussière sans jamais voir le monde extérieur,
contraint à observer éternellement dans la même direction, engourdit par le
manque d'exercice ... ce n'est pas rose tous les jours. Nombreuses sont celles
qui sombrent dans la dépression, l'alcoolisme et la violence, mais c'est un
autre débat.
Alors que moi, j'ai tout pour être heureuse. Tout d'abord j'ai le meilleur
des propriétaires, mais bon ça tout le monde le sait (j'adore faire parler ma peluche =D) mais si je fais des envieux, c'est
surtout que mon maître m'a accordé une des place des plus importantes dans sa
vie, celle du copilote. Hormis, mon rôle de guidage, je suis surtout sa
confidente. Je sais pas pourquoi mais il me dit tout (en même temps je suis sûr que tu va pas le répéter),
je peux aussi l'entendre chanter, parait que c'est rare, et heureusement (counasse). Mais ce qui fait que je suis une
des plus chanceuse, c'est bien évidement que ma vie se passe sur le siège de
Titine, ce qui me fait voyager chaque jour.
Bien évidement y'a des inconvénients comme la façon de conduire du maître
... j'peux vous dire que si j'étais pas une peluche, j'aurai mouillé son siège
plus d'une fois ... (rho ça va chu pas non plus
un danger) Ouai c'est ça va te racheter des points et arrête de me
couper c'est mon article à moi.
Pour finir, conseil pour vous lecteurs, prenez soin de mes semblables,
n'oubliez pas que nous sommes là.
05 juillet 2006
La flamme
La passion fait vivre, elle nous fait être nous même
Une étincelle qui se transforme en brasier, une chaleur qui reveille l'âme
Un univers qui se construit autour d'un coeur dévoué
Rien n'est plus pur que l'envie que d'y croire.
03 juillet 2006
Un frère

Sally-Jane (© 2004-2006)
L'entrée en sixième, quel moment bien difficile dans l'enfance. On passe d'une classe à petit effectif à un collège de plusieurs centaines d'élèves. Faut prendre le bus le matin, manger à la cantine, apprendre un emploi du temps, et personne nous à préalablement préparer ; place à l'improvisation pour s'en sortir.
Dans les premières semaines chacun cherche ses marques et petit a petit se fait de nouveaux amis, de nouvelles habitudes. Tu as été le premier que j'ai remarqué dans le car, et dès le premier jour, tout simplement parce que tu étais le seul de ma classe et que je ne t’avais jamais vu alors que tu habitais à quelques centaines de mètre de chez moi.
Tous les deux un peu trop timide, mais tous les deux un peu trop curieux, on a décidé d'apprendre à se connaître. Je me suis assis à coté de toi, on a parlé, et la sympathie s'est installée. Les jours passaient, toujours à tes cotés pour le trajet, et toujours quelque chose à se dire. Finalement tu m’as invité chez toi, un soir après les cours, j'accepte avec plaisir. J'y rencontre ta mère, une femme remplie de gentillesse, même pour un petit inconnu.
Une amitié est née entre nous, grandissant après chaque
après-midi passée chez l'un ou chez l'autre, après chaque trajet en bus, après
chaque discussion. Le temps passe, l'année s'écoule et on devient de plus en
plus proche. Le collège devient une routine, saccadée par les mercredis et week
end passés ensemble. Devant la télé, un jeu vidéo, ou n'importe quoi, on était
ensemble et on s'amusait.
Les années passent, et tu n'étais plus qu'un simple copain, tu étais un ami, tu
étais devenu mon frère.
Tes parents devenaient les miens, ta mère remplie d'attentions, ton père et ses
vannes pliantes.
Je ne pourrais dire le nombre d'heures passées avec toi, mais ce dont je suis
sur ce que aucune n'a été soumise à l'ennui.
Après 6 ans, l'improbable arrive : ta mère veut déménager ... loin. Il sera
très difficile de nous voir dans le futur, mais impossible d'y échapper. Il
faut que tu partes.
Le pire moment de ma vie a été ce moment, ou après avoir aidé à vider ta
maison, on s'est assis sur les marches, à essayer de trouver des mots. Mais
tout est passé par un regard humide, rempli de tristesse.
Je me lève, te serre la main et prend ce chemin caillouteux, emprunté des centaines
de fois, mais celle la serait la dernière, accompagnée d'une larme et d'une
douleur indéfinissable. C'était un 21 Juin, je m'en souviendrai toute ma vie.
Arrivé dans ta nouvelle région tu donnais des nouvelles de temps en temps, on
s'appelait, mais c'était bien difficile avec la distance. Mais quelque chose ne
va pas, tu changes, pourquoi ? Comment ? J’en sais rien mais tu étais bien
différent. J'ai très vite compris quand tu es revenu nous rendre visite pour
une semaine. La solitude, le changement et le reste t’avaient plongé dans
l'alcool. Quelle douleur de te voir ainsi, tremblant, perdu ... Mais tu ne semblait
pas en avoir conscience, et je ne pouvais te raisonner.
Le déclic survint quand même, un peu plus tard, une envie de changer venue d'on
ne sait où, qui te pousse à quitter ta famille pour rejoindre la capitale.
Forcement content pour toi, je reste quand même en proie au doute sur la suite
des évènements. Et tu m'annonce que tu as trouvé du boulot ... et un appart'
... et une tite femme. Le choc, tu a réellement mûris. Tu as enfin ta vie.
Et aujourd'hui, je suis encore plus fier de toi, surtout avec le mariage et la
naissance de ton petit bout.
Quand je repense à tout, et que je te regarde maintenant, un
père de famille qui à traversé pas mal de choses, j'en reste sans voix mais je
suis heureux de te voir épanoui.
Le temps passe, mais rien ne s'efface.
05 juin 2006
J'ai adopté un homme
La vie d’un Chat est bien mouvementée, surtout quand il est
nouvel arrivant dans un quartier.
Les voisins ne sont pas forcement agréables, toujours à
provoquer des duels pour prouver leur supériorité physique.
Les toits nouveaux pour les coussinets sensibles sont trop
escarpés pour y chasser.
Tout ceci je l’ai vécu quand je suis arrivé dans un petit
village de Seine et Marne.
J’avais choisi un jeune couple d’homme pour m’héberger et me
nourrir, mais ma véritable nature, c’est la liberté.
J’ai passé mes journées à vagabonder dans ce quartier, par
les froides journées d’hivers, étendant mon rayon de promenade chaque jour,
découvrant les joies de la solitude.
Un jour comme un autre je rentre
dans une cour gravillonnée, l’horreur pour mes pattes. Je cours me réfugier sur
la pelouse. Quelle douceur, malgré le gel qui transperce mes os.
Cet habitat d’homme était bien
agréable. Un terrain assez grand, sûrement quelques souris, oiseaux et autres
proies pour me nourrir, et surtout, aucun homme en vue.
Je décidais d’y revenir souvent,
à la recherche de nourriture et de tranquillité, les rivaux ne connaissant pas
ce lieu assez compliqué d’accès.
Un jour j’aperçu une silhouette,
puis deux, puis trois. Des hommes … une jeune femelle, un jeune mâle et un
autre individu que j’ai identifié comme étant la matriarche de la meute.
Ils s’approchent de moi, avec
leurs pattes crochues. Que me veulent ils? Ils poussent des petits gloussements,
des sortes de cris, ils communiquent entre eux. La fuite est inévitable, je suis obligé de battre en retraite, ils sont trop nombreux.
Après quelques jours et pas mal d'hésitations, je
décide d’y retourner. Personne en vue, je reprend mes habitudes. Je finis par
recroiser le groupe d’homme, je suis sûrement sur leur territoire, mais après
tout, ce terrain ils ne s’en servent pas, autant que j’en profite.
Je les observais de loin, avec
une prudence extrême, au moindre faux mouvements je détalais comme un lapin, ça
peut très vite devenir dangereux un homme, c’est imprévisible.
Les beaux jours reviennent,
l’herbe redevient verdoyante, la terre se dégèle doucement, le bonheur. Ce
terrain regorge d’encore plus de trésor que je ne pensais. Désormais je m’y
rend chaque jour. Je peux me rouler dans la poussière pour chasser les
parasites, je peux faire mes griffes sur les jeunes bouleaux. Une vraie vie de
chat.
Mais c’était sans compter sur le
jeune mâle humain. Il est la quasiment chaque maintenant, il m’observe mais
reste à distance. Je le fixe puis finalement il prend peur et fuis, rentrant
dans sa tanière sans se retourner.
Chaque jour le même rituel, il
s’approche de moi, s’assois et me fixe. Que me veut il ?
Il ne fais aucun bruit, aucun
gloussement, aucun mouvement, il me fixe. Je fais de même, des minutes durant.
Un jour il est si près que je
peux sentir son odeur, il tend sa main, j’hésite à lui laminer a coup de
griffe, mais ma curiosité et trop fortes. Je tends mon museau et le flair. Une
odeur d’homme, mais je ne décèle aucune crainte, aucune sorte de danger en lui,
ni aucune volonté de me nuir. Mais c’est déjà trop pour moi, un homme aussi
proche ça reste une folie de ma part, une menace permanente.
Le lendemain même épisode, il me retend sa main, je la flair et il me frotte le cou. Effaré je me recule, je suis trop surpris pour tenter une attaque. Mais ma surprise vint surtout du fait que ce geste de sa part, ce frôlement dans mon cou, c’était si agréable.
Un homme, moi me laisser
approcher par un homme, j’y ai beaucoup réfléchi, mais finalement ils n’ont pas
l’air si farouche que ça, mes sens ne me trahissent jamais, et la je ne vois
aucune raison de me méfier.
Pour me prouver son respect, il
décide de me faire une offrande, un récipient rempli d’un liquide blanc comme
neige : du lait. J’attends qu’il me tourne le dos pour le boire goulûment.
L’homme revint quelques minutes
après est s’assied près de moi. Mes craintes sont envolées, cet homme la n’est
pas si sauvage, si je continue le dressage, je pense qu’il fera un compagnon
fidèle.
Contre tous mes principes antérieurs, j’ai décidé d’adopter un homme. Je vais le voir quotidiennement, il parcours mon cou avec ses grandes pattes, puis mon dos, c’est si agréable.
Et oui ami félin, j’ai réussi à
dresser un homme. Quel miracle.
Mais avec de la patience et du
courage, tout le monde en est capable.









