06 juillet 2006
Olivia Ruiz
La Star Ac' ne nous propose pas que des artistes en carton ... je viens d'en avoir la preuve.
Olivia Ruiz, née en 1980 à Carcassone, de père musicien et chanteur, elle passe son enfance dans un univers musical qui lui donne forcement la passion de cet art. Avec des amis, elle crée son groupe de rock à 15 ans, et forme un duo deux ans plus tard pour se tourner vers de la musique plus "réaliste".
Elle continue par la suite d'évoluer dans un monde riche et divers, musicalement parlant, puis se dirige vers la Star Ac' en 2001, non dans un but de victoire, mais comme tremplin pour se faire connaitre au yeux du public et des professionnels.
En 2002 elle participe à la BO du film Glow, et sort son premier single dans la foulée, un album en 2003 ("J'aime pas l'amour") et enfin son album "La femme chocolat" qui est, à mon goût, un excellent moyen de s'évader.
Si vous ne connaissez pas je vous laisse la joie de découvrir cette artiste, c'est un plaisir des oreilles et je suis sûr que beaucoup vont partager mon avis.
29 mai 2006
Tiken Jah Fakoly
Doumbia Moussa Fakoly naît le 23 juin 1968 à
Odienné au Nord-Ouest de la Côte
d'Ivoire. Il est le descendant d'un chef guerrier, Fakoly Koumba Fakoly Daaba,
et membre d'une famille de griots, ces dépositaires de la tradition orale
contant Histoire et légendes d'un peuple, d'un pays, mais aussi l'histoire des
familles. L'art des griots étant intimement mêlé à la musique, le futur Tiken
développe sa passion mais ne la mettra pas à jour avant la mort de son père.
Plus intéressé par la danse et la musique que par l'école, son père l'envoie
dans un autre village, Gbéléban. C'est là qu'il découvre le reggae.
A 20 ans, il rencontre un guitariste
ghanéen, Joffrey, avec lequel il enregistre une maquette. Mais déjà, le jeune
Tiken préfère la scène. Il monte alors son premier groupe, Djelys, vers 1987,
avec lequel il connaît un certain succès dans la région. De fil en aiguille,
Djelys connaît la notoriété et fait en 92 la première partie de Solo Jah Gunt,
autre star du reggae ivoirien.
L'année suivante, le groupe s'enrichit d'un
guitariste français, Spank!.
Djelys a l'occasion de participer en 93 à un
concours le Marlboro Rockin'. Ils arrivent quatrième sur 200. Leur talent leur
ouvre vite les portes des télévision et radio nationales où ils font un premier
passage. Dans la foulée, ils enregistrent leur premier album qui porte le nom
du groupe.
Auteur-compositeur, Tiken fait vite un
malheur en Côte d'Ivoire. En 94, le groupe est en tournée et sort leur deuxième
album "Missiri". A cette époque, les premières élections qui ont lieu
après la mort de Houphouët Boigny (qui a régné en maître de 1960 à 1993 sur le
pays) donnent lieu à de violentes manifestations. C'est là que Tiken Jah Fakoly
écrit ses premiers titres sur la situation politique pour en dénoncer les
excès. Il en tirera une grande popularité auprès de la jeunesse. Il est
également invité dans quelques meetings politiques.
Le plus célèbre de ces titres, sorti en
1996, est "Mangercratie" qui le fait connaître dans toute l'Afrique
de l'Ouest. Il y évoque la revendication des Africains de vouloir avant tout un
régime (sans jeu de mots…) où l'on mange, et non des régimes politiques, des
"craties" en tout genre, qui les privent de leurs droits y compris
celui de manger. Ce disque, en dépit de quelques censures de la part des médias
officiels, reste classé pendant cinq mois en Côte d'Ivoire et est à la source
de son immense succès - désormais en solo - à partir de 1997. Cette année-là,
on le voit jouer dans des stades face à 20.000 personnes. Il est invité de tous
les festivals ivoiriens.
Tout naturellement, l'Europe s'intéresse à
lui, et en particulier Paris, carrefour des musiques du monde. Il y joue pour
la première fois le 23 mars 98 sur la péniche Makara. A partir de ce jour, il
est présent sur d'innombrables scènes parisiennes et provinciales.
Il continue cependant ses tournées en
Afrique où son succès ne se démentit pas. En fin d'année, il participe au
festival Musiques métisses et surtout, il fait la première partie du groupe de
reggae français Sinsemilia les 4 et 5 décembre.
Début 99, il prépare un nouvel album.
Parallèlement, il tourne à nouveau au Burkina et en Guinée. Mais l'événement de
l'année est sa tournée à New York et Philadelphie où il travaille avec des
musiciens jamaïcains.
En mai, l'album "Mangercratie"
sort en France sous un pressage spécial. C'est à cette occasion qu'il retrouve
le groupe Sinsemilia qui l'engage pour toute sa tournée, été et automne. C'est
ainsi qu'il se retrouve sur les scènes de grands festivals estivaux tels celui
de Fourvière à Lyon ou des Francofolies de la Rochelle.
Mixé en Jamaïque, son nouvel album
"Cours d'Histoire" sort à la fin de l'année en Côte d'Ivoire, et
connaît une nouvelle fois un fort succès critique et commercial dans tout
l'Ouest africain. L'artiste aborde toujours des thèmes de société mais aussi
son rapport à la tradition et aux ancêtres ("Descendant").
Peu de temps après le putsch mené par le
général Gueï en décembre 1999, Tiken retourne en studio en Côte d'Ivoire
pour enregistrer de nouvelles chansons destinées à rappeler au nouveau
chef d'État les promesses qu'il avait faites. L'album "Le Caméléon"
sort en 2000 uniquement sur le marché ivoirien, alors qu'à la même époque
"Cours d'Histoire" sort en France.
Quelques mois plus tard, son pays sera en
proie à de violents heurts internes à la suite à d'élections houleuses. Là,
plus que jamais, Tiken Jah Fakoly se révèle l'emblème de la jeunesse, portant
haut une parole de résistance et de critique face aux événements et aux
politiciens.
Devenu une vraie figure du paysage musical
ouest-africain, Tiken entre dans l'écurie Barclay qui lui donne un budget
d'enregistrement beaucoup plus important que sa maison de disques précédente.
Il faut dire qu'en Afrique, Tiken a vendu plus de 500.000 exemplaires de
"Mangercratie" et l'on ne peut dénombrer toutes les copies pirates de
l'album. En février 2002, il sort un disque intitulé "Françafrique"
enregistré en Jamaïque dans les mythiques studios Tuff Gong avec les célèbres
Sly et Robbie (basse et batterie), le guitariste Earl Smith et Tyrone Downie,
au clavier et à la production. On compte aussi deux invités prestigieux, U Roy
(sur "Justice") et Anthony B. En fait, "Françafrique"
reprend des anciens succès de Tiken comme "Le pays va mal" ou
"Y'en a marre" et propose au public international un florilège de ses
meilleurs morceaux chantés tour à tour en français, anglais et dioula. Pour
défendre ce disque, il part en tournée française et se produit notamment à
Paris à l'Elysée-Montmartre le 28 février.
Les événements politiques en Côte d'Ivoire
l'empêchent de retourner dans son pays, son nom se trouvant sur une liste des
hommes à éliminer. Il est contraint à l'exil entre Bamako et Paris et doit
annuler la tournée qu'il avait programmé courant décembre dans son pays.
Le 15 février 2003, Tiken Jah Fakoly est
primé aux "Victoires de la musique" française pour son album
"Françafrique" comme meilleur album Reggae/Ragga/World de l'année,
ex-aequo avec le groupe corse I Muvrini. Fidèle à ses convictions, Tiken Jah
profite de cette cérémonie pour réclamer l'indépendance de l'Afrique.
Le reggaeman ivoirien repart pour Kingston
en Jamaïque pour enregistrer un nouvel album aux studios Tuff Gong. Il fait de
nouveau appel à Tyrone Downie pour la réalisation, à Sly Dunbar et Robbie
Shakespeare pour la section rythmique. "Coup de gueule" sort en
septembre 2004 et porte toujours le message qui tient à coeur de l'artiste
exilé, celui de la lutte pour le continent africain, pour la cause
altermondialiste, contre la corruption, etc. Plusieurs invités contribuent à
l'ouverture de la musique de Tiken vers d'autres horizons : Didier Awadi de
Positive Black Soul sur "Quitte le pouvoir", les frères Amokrane de
Zebda sur "Où veux-tu que j'aille" et Magyd Cherfi qui co-écrit
"Tonton d'America".
Le 2 octobre alors que Tiken Jah Fakoly
aurait souhaité lancé cet album en Côte d'Ivoire, c'est en réalité au stade
Modibo Keïta de Bamako que près de 20.000 personnes se déplacent pour écouter
les chansons de son nouvel album.
Discographie
LES DJELYS - 1993 | 1994 - MISSIR
MANGERCRATIE - 1996 | 2000 - COURS D’HISTOIRE
LE CAMELEON - 2000 | 2002 -
FRANCAFRIQUE
2004 - COUP DE GUEULE
Sources :
http://www.tikenjah.net
http://www.rfimusique.com
http://rootsdub.free.fr
14 mars 2006
Un guide
Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann. Fils d'un capitaine blanc et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté
d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.
Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961 qui passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady.
Après une rencontre avec une icone du mouvement rasta, leur style se transforme en ce que nous connaissons de la discographie des Wailers, c'est à dire le Reggae.
Ils se servent de leur musiques pour passer des messages religieux, politiques...
Au fil du temps Bob Marley devient un guide spirituelle autant qu'un chanteur de renomée.
Il est un de symbole de la paix et du rastafarisme au travers le monde.
Après une rencontre avec le directeur d'Island, Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d’albums avec cette maison d'édition. Tous furent disques d’or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d’or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).
A la fin des années
70, Bob apprend qu’il est malade. Atteint d’un cancer, il sait qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à
vivre. Il décide de poursuivre son œuvre, soucieux d’exploiter au mieux le laps de temps dont il dispose, pour aider ceux qu’il a toujours défendus.
En septembre 80, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d’un malaise alors qu’il court un jogging dans Central Park. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie, un cancer du cerveau. Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d’une escale alors qu’il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l’embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.
Il avait préparé sa mort en prenant soin d’aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d’auteur de certaines chansons à une Fondation dont l’objectif était d’aider les enfants du ghetto à s’alimenter correctement (the Hunger project). Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine.









